Pour rattraper mon retard, je mets tout un chapitre d'un coup ! Paf !
Attention pour les dix secondes... ^^
Sinon, jetez un ½il pour voir là où j'habite sur mon profil...
Avant de renter chez lui, William fit un crochet par la bibliothèque. Il tourna à gauche, s'engagea dans une ruelle, et alla jusqu'au bâtiment. Il poussa la porte, qui s'ouvrit délicatement sur son passage. Il alla doucement jusqu'au rayon des adultes, et chercha tout ce qu'il désirait.
Plus tard, il était assis sur une chaise devant une table en train de regarder une dizaine de magazines, n'ayant, de loin, aucun point commun. Mais, ils avaient tous au moins un article sur un mystère avec une explication ou pas. William, avait eu besoin d'une bonne demi-heure pour tout regarder. Mais, le résultat en valait la peine.
Personne, personne dans les magazines et dans tous les livres qu'il avait pu trouver sur des mystères, personne n'avait eu les mêmes faits inexpliqués que lui.
Il sourit.
_ Je suis rentré ! dit-il en arrivant chez lui.
Personne. Sa mère devait être en train de faire les courses pas loin. Il avait un peu de temps pour finir le dessin auquel il travaillait depuis une bonne semaine.
William savait aussi dessiner assez bien. Le dessin auquel il travaillait en ce moment était dessiné sur une feuille A3. Ca représentait la vue qu'il avait depuis sa fenêtre sauf qu'il avait rajouté un dragon qui écrasait une maison du pied gauche, ainsi qu'un petit chevalier qui le combattait avec des fées qui tournaient autour et plein d'autres détails. C'était un dessin remarquable, mais il n'était pas assez perfectionné encore.
Soudain il fut interrompu dans ses pensées par le bruit du verre brisé. Il regarda d'où venait ce bruit. Un cadre en verre gisait par terre, avec de petits morceaux tout autour.
William l'avait vu tout à l'heure, lorsqu'il était entré. Il était posé à l'aide d'un petit bout de carton, sur une petite étagère. Trop près du mur et trop loin du bord pour tomber en avant, donc, le seul moyen pour qu'il tombe par terre était la chute sur le côté. Or, de la façon dont était posé le cadre, il ne pouvait tomber sur le côté sans qui ou quoi que ce soit pour le bousculer. Il n'y avait que William dans la pièce. Pourtant, le coup de la chute du cadre prétendait le contraire. L'adolescent savait ce qu'il y avait dans la pièce. La chose invisible qu'il avait découverte sur le terrain de tennis et, qui lui avait fait un croche-patte à l'aller du trajet pour le collège était là, dans la pièce. Et oui, le garçon pensait et était presque sûr qu'il n'y avait pas plus d'hallucinations que d'amis au collège. Sa nouvelle hypothèse était, certes, surnaturelle, mais il était pratiquement sûr que c'était ça.
Quelque chose.
Quelque chose qui bouge et qui est invisible.
Quelque chose qui le suivait pour une raison inconnue.
Quelque chose de vivant.
Quelque chose d'incroyable.
Pourquoi était-il là, ce quelque chose ? Pourquoi William en particulier ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête. Il allait être fixé.
Soudain, il sentit un feulement dans l'air, un courant d'air, pas loin. Il regarda autour de lui. Rien.
Brusquement, il sentit un poing s'enfoncer dans sa joue avec une force incroyable, provoquant une vive douleur dans sa mâchoire. Il essaya de sentir le nombre de doigts, car il y avait des doigts qui s'enfonçaient dans sa joue en le faisant presque cligner de l'½il.
Trois doigts.
Aucun pouce opposé.
Aucun animal sur terre n'avait ces caractéristiques-la.
La chose qui l'avait attaqué...
...N'existait pas.
Un nouveau coup se fit sentir sur l'autre joue, faisant faire un demi-tour à la tête de William, lui provoquant une vive douleur dans la nuque. Le choc fut si violent que le garçon tomba à la renverse, entraînant avec lui une corbeille de fruits déposée sur la table. Elle tomba par terre et se cassa en une dizaines de morceaux, répandant des fruits, roulants sur le parquet de la maison. L'adolescent se releva, en faisant tomber deux kiwis et une orange par terre, et mit tous les fruits sur la table. Il entendit une cuillère tomber dans la cuisine, et il se dirigea vers le bruit.
Une potée de légumes était en train de cuire sur le gaz. Les légumes mélangés à la bouillie formaient une substance écoeurante, la mère de William avait oubliée d'éteindre le feu. Le garçon le fit à sa place. Soudain, il sentit trois lignes de feu déchirer son T-shirt en s'enfonçant dans la chaire de son dos. Il sentit une vive douleur tandis qu'un liquide chaud coulait sur sa peau. La créature était, non seulement invisible, mais, en plus, elle avait des doigts griffus ! Le garçon avait peut-être découvert une nouvelle espèce, qui sait ? Il sourit à cette pensée. La chose était peut-être étrange, mais il ne fallait pas perdre son sang-froid.
Il s'empara de la louche dans la marmite et se retourna pour frapper de toutes ses forces dans le vide.
Enfin, à l'endroit où il croyait que le monstre était.
Il sentit quelque chose au bout de la louche. Gagné. Il sentit que la chose était légère car elle partit directement. Un bruit lui indiqua qu'elle était tombée dans l'évier. Parfait.
Il prit brusquement la marmite contenant la potée, enfin, ce qu'il en restait et, il traversa la cuisine, non sans en renverser par terre. Il jeta tout le contenu de la marmite dans l'évier, en en renversant partout. Les contours du monstre apparaissaient au fur et à mesure que s'écoulait le bouillon.
Il était petit, à peu près cinquante centimètres de haut, de large et de long, d'une forme remarquablement ronde. Un relief s'accentuait au milieu, comme un très gros ½il. Il n'avait pas de tête ou de corps, c'était les deux mélangés. Le monstre avait de petites jambes griffues et des bras un peu plus longs. Une bouche se dessinait en dessous de ce qui semblait être l'½il, elle avait de petits crocs menaçants...
...Qui se plantèrent dans le bras droit de William. Celui-ci ne pu retenir un cri de douleur :
_ AAAAAAH !!!
La bouillie de légumes ne voulait pas lâcher prise. Elle se débattait et, le garçon accompagna les mouvements de la mâchoire du monstre, il avait appris ça, un jour. Si on se faisait mordre par un chien, et qu'il bougeait la tête, il fallait accompagner son mouvement, au risque de se faire déchirer les muscles. Malgré la situation, William n'avait pas perdu son sang-froid et continuait à résister. Il serrait les dents, pour contenir sa douleur, mais, il avait oublié les coups que lui avait mit le monstre. Il cria une seconde fois :
_ OUH !
Il cracha un mince filet de salive rougeâtre dans l'évier. Ensuite, il oublia d'accompagner le mouvement des mâchoires pointues de la créature, qui lui déchira le muscle en faisant sortir du sang de son bras.
_ AAARGH !
Des larmes sortirent de ses yeux. Il perdit son sang-froid, submergé par la peur qui lui tiraillait le ventre. Il prit la marmite de son bras valide et frappa la bouillie de toutes ses forces. Elle partit en arrachant un peu de peau de William, libérant encore un peu de sang. Ensuite, elle finit son voyage en s'écrasant contre le mur, En faisant une grosse tache de potée.
L'adolescent regarda son bras, malgré ses yeux brouillés. Du sang coulait de plusieurs orifices causés par les dents du monstre. Son bras lui faisait atrocement mal. Le bouillon de légumes se releva en titubant. Le garçon regarda la marmite. Elle était tordue, tellement le coup avait été violent. Il s'écroula à genoux sur le sol. Ses blessures le faisaient souffrir. Il cracha encore un peu de sang. La potée tomba et se releva, en marchant doucement vers William. Celui-ci posa la tête contre le placard, derrière lui. La créature se rapprocha. Le garçon ferma les yeux. Le monstre leva sa griffe...
... et William ouvrit les yeux aussitôt. Il prit la poignée de la marmite et fit un coup droit en direction du bouillon. Le choc fut énorme, l'adolescent sentait la marmite résonner dans tout son bras valide. La potée voltigea comme un vulgaire ballon et se plaqua contre un placard accroché au mur. Il s'ouvrit sous le choc et une dizaine d'assiettes tombèrent, en même temps que la créature, par terre, une bonne moitié se cassant avec la chute.
Enfin. Le garçon en avait enfin fini avec ce truc. Il ne fallait jamais relâcher sa garde, surtout avec lui. Dans un dernier effort, il regarda la cuisine en vrac. Sa mère n'allait pas être contente.
Il s'évanouit.